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ETUDE DE CAS 3B
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ATANGANA Thérèse



Joined: 15 Oct 2008
Posts: 4

PostPosted: Tue Nov 11, 2008 11:46 am    Post subject: Reply with quote

1. Bien que tout changement de politique nationale soit délicat, il convient de relever que le délai de 10 ans est long (en terme de vie humaine), ce d'autant plus que l'efficacité theurapeutique de la SP était prouvée et que son coût était de moitié à celui du CQ. Mais d'un autre côté, en se plaçant sur un temps T, celui des recommandations de l'équipe des chercheurs, l'on peut comprendre la prudence (tout de même excessive!) du ministre de la santé. La recommandation était "provisoire": "que la SP soit adoptée provisoirement comme médicament antipaludique principal". La question est pourquoi?

2. La responsabilité incombe en principe au gouvernement tanzanien, garant de la santé publique, mais également aux Comités d'Ethique dont la fonction essentielle est de contrôler le respect des droits fondamentaux des personnes sujets à des recherches, ainsi qu'aux investigateurs des recherches.

3. Tenir compte en plus des bénéfices sanitaires de la recherche du milieu de vie des bénéficaires (le coût, l'accessibilité, la disponibilité, les modes de vie, les modalités d'utilisation, les contraintes coutumière et religieuses....) et associer les differents partenaires acteurs dans une logique de pluridisciplinarité et de synergie.
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nrosinedesiree12@yahoo.fr



Joined: 07 Nov 2008
Posts: 4
Location: Bangangté Cameroon

PostPosted: Thu Nov 13, 2008 3:37 pm    Post subject: Reply with quote

Etude de Cas 3b :
1) Le pour : c’est vrai que le changement de la politique de traitement est un acte délicat qui nécessite la prise en compte de différents dépositaires parce que beaucoup de facteurs entre en jeu et qu’il ne suffit pas de se référer aux traitements adoptés par les voisins, mais l’attente a été trop longue.
Le contre : effectivement le retard de changement de politique antipaludique substituant la CQ par la SP a retardé l’allègement de la maladie et partant augmenté la mortalité infantile. Nous sommes sans ignorer que le paludisme est un problème de santé publique qui touche beaucoup plus les enfants de 0 à 5 ans, les femmes enceintes et les voyageurs et que la résistance du plasmodium falciparum aux médicaments antipaludiques est l’une des causes de l’accroissement de la mortalité et de la morbidité ; c’est la raison pour laquelle l’OMS recommande le changement de traitement lorsque le taux de résistance est ≥ 25%.
Le changement de la politique de traitement bien que nécessitant une certaine démarche éthique ne devrait pas toujours tenir compte des divers dépositaires étant donné l’handicap que le paludisme cause à la société et vu que de nombreuses études dans le pays montraient un taux de résistance à la CQ inacceptable. Vu que l’OMS avait recommandé 9 ans plutôt le passage à la SP comme chez les pays voisins après de nombreuses expérimentations, le gouvernement devait demander des subventions aux organismes internationaux tel que l’OMS de subventionner ce médicament avant même de regarder la ligne budgétaire du pays ; ceci pour lutter contre l’exposition des vies humaines au danger et permettre aux couches démunies de se soigner facilement.
Encore que certains dépositaires comme les firmes pharmaceutiques bagarre fort pour imposer leurs médicaments : c’est le capitalisme, donc le plus souvent il faut pas toujours tenir compte de leur avis.

2) A la lumière de la directive 10 du CIOMS et de son commentaire, la responsabilité d’assurer que les résultats de la recherche en santé se traduisent en interventions dont bénéficient les personnes en particulier celles qui ont participés à la recherche incombe au ministère de la santé publique, au ministère de la recherche scientifique et au comité d’éthique. C’est par eux que passe les financements et subventions des diverses recherches, ils peuvent organiser la recherche de telle sorte que tous les intervenants en tirent profit.
3) Pour le bénéfice du bien être des personnes, la réaction est plutôt furieuse et mérite u ne plainte face à de telles anomalies. Il est anormal que les populations tanzaniennes contribuent à faire reconnaître la résistance sévère de la CQ et ne soient pas parmi les premiers à bénéficier du changement de la politique fondée sur les données collectées. A mon avis , vu de nombreuses études faites dans ce pays sur le paludisme en particulier l’efficacité de la CQ, l’ OMS devait punir le gouvernement de n’avoir pas adopté à temps la SP et dire que son prix est de moitié celui de la CQ. Le comité d’éthique devait mettre toutes les batteries en marche pour que les droits humanitaires soient appliqués au lieu de laisser que la maladie massacre autant de vies humaines alors qu’il y’a des solutions. Il faut aussi que les résultats de la recherche soient connues de tous les participants, qu’on leur explique le bien fondé de l’étude à laquelle ils ont participés et ce qu’ils gagnent en participant car les bénéfices doivent être équitables.
_________________
je vais poster incessament mes commentaires sur les 4 cas( 3b, 4b, 6b et 7b)
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